Lieu d'exception et d'authenticité
depuis 1775

La Grande Salle

Jusqu’en 1930, cette salle était en fait, une cour technique, permettant d’accéder aux écuries par l'Ouest, au dos du four à pain, aux caves et aux cuves pour les vendanges.

Si nous regardons le mur est côté nord, nous apercevons trois encadrements de fenêtres dont l’une est cintrée et correspondent à l’emplacement des cuves. A cette époque là, le raisin était vidé à partir de cornues directement dans les cuves qui étaient ouvertes et permettaient donc le foulage directement dans la cuve, soit avec les pieds, comme le présentent certaines gravures, soit avec des bâtons en dilacérant le raisin pour que le jus se répande et que la fermentation puisse se faire facilement. Par la suite, ces cuves n’ont plus été suffisantes en volume. Elles ont donc été remontées et les fenêtres murées.

La récolte des vendanges arrivait par un treuil en bois actionné à la manivelle, les cornues pouvaient contenir environ 90 kilos de raisin. Ces dernières étaient soulevées au treuil à la force manuelle pour être ensuite vidées dans les cuves. Les cuves étant trop grosses pour un foulage au pied, le fouloir utilisé était un fouloir avec des cylindres en bois, assez rare pour l’époque.

Dans les années 60, lorsque le vignoble fût agrandi, le château se munit des 4 cuves que vous avez devant vous, et fit installer un foulo-pompe et un égrappoir.

Contre le mur sud en pierre, on aperçoit la trace d’un four à pain sur la gauche avec l’emplacement de la cheminée qui monte et  le conduit de fumée. Ce four à pain a servi dès l’arrivée du Vicomte en ces lieux et a permis de nourrir tous les gens vivant sur place et alentours pendant des générations.

Un deuxième four a été construit, vraisemblablement car l’autre fût jugé trop abîmé pour être réparé. La pièce qui est derrière ce mur, était donc la boulangerie.

En 1930, cette salle fut donc couverte, à l’époque où le domaine appartenait à la famille propriétaire des abattoirs d’Avignon, vraisemblablement pour y mettre les troupeaux où les faire s’y reposer, dans leur voyage des pâturages cévenols vers les abattoirs avignonnais.