Lieu d'exception et d'authenticité
depuis 1775

La Richesse du Terroir


Le Terroir exceptionnel du Vignoble du Château de Clary se trouve au centre du fameux Triangle Rouge : Châteauneuf-du-Pape / Tavel / Lirac. Gagné au fil des siècles sur les bois de Clary, ces vignes magnifiques s'épanouissent sur les hauts plateaux composés de galets roulés, d'argile et de sable rouges. Les Vins du Château de Clary sont tous classés en AOC Lirac. 

Jaugeurs de Lirac

Le Lirac, cru des côtes-du-rhône méridionales, se vinifie avantageusement sous les trois couleurs : rouge, blanc et rosé.

L'AOC Lirac s'étend sur 4 communes : Roquemaure, Saint Laurent des Arbres, Saint Geniès de Comolas et Lirac.

Plongeant ses racines au cœur historique de la région des Côtes du Rhône, Lirac s’est imposé au fil des années comme un fleuron du vignoble rhodanien.

Sur la rive droite du Rhône, de Lirac à Roquemaure, de Saint Geniès-de-Comolas à Saint-Laurent-des-Arbres, l’appellation domine une large boucle du fleuve, duquel partait autrefois, du port de Roquemaure, le vin de la région vers Paris, l’Angleterre ou la Hollande.

Devenu Cru des Côtes du Rhône, fierté des vignerons qui mettent en valeur un terroir unique, les Vins de Lirac se reconnaissent à une finesse et une élégance particulières qui leur confèrent beaucoup de charme et de personnalité.

L’appellation Lirac s’étend sur trois types de sols :

  • Aux extrémités de l’aire de l’appellation, on trouve des massifs calcaires. Les érosions successifs ont déposé en surface une pellicule d’argile rouge et de cailloutis.
  • Le centre du vignoble est formé d’anciennes terrasses alluviales du Rhône composées de galets roulés et d’argile rouge, posés sur un lit de sable.
  • Les pentes de ces terrasses laissent apparaître des sables mêlés de petits galets provenant des éboulements successifs du terrain.

Toutes les conditions sont réunies pour faire vivre à Clary un vignoble d'exception qui puise ses origines à l'aube de l'histoire même des Côtes du Rhône.


Les cépages des Côtes du Rhône et de Lirac


Climats, sols et cépages sont à l’origine de la typicité des vins des Côtes du Rhône. Mais plus que l’unité géographique, c’est certainement la volonté humaine qui a forgé l’appellation, lui donnant une véritable personnalité.

Le climat, de type méditerranéen, est marqué par le mistral, ce vent violent, nécessaire et bénéfique au développement de la vigne. Il naît de la différence de pression atmosphérique entre les régions du nord et celles du sud. La saisonnalité très marquée des pluies, les températures chaudes et l’ensoleillement exceptionnel caractérisent également le climat de cette région.

Le sol est la résultante des incidences de la végétation et du climat au cours de milliers d’années. La forte personnalité du Rhône à imprimé sa marque sur l’ensemble du bassin sédimentaire, modelant ses reliefs, apportant ses alluvions pour créer, de Vienne à Avignon et des Cévennes aux contreforts des Alpes, un ensemble complexe et varié.

De nature composite, l’encépagement est fait de variétés provenant de trois zones viticoles :

  • Le Cinsault, la Clairette, le Bourboulenc, sont des cépages originaires du sud de la France.
  • Le Grenache, le Carignan, le Mourvèdre, sont venus de provinces de l’Espagne, apportés par l’homme il y a deux siècles.
  • La Syrah, la Roussanne, la Marsanne, et le Viognier sont a priori issus de la vigne sauvage des forêts dauphinoises.

La réglementation de l’AOC Côtes du Rhône admet l’utilisation de 21 cépages.

Les conditions climatiques mais aussi la nature des sols ont conditionné leur implantation. Chaque cépage amène ses qualités et, associé aux autres, permet d’atteindre équilibre et harmonie.

Dans les vins rouges, le Grenache, cépage de base, apporte fruité, chaleur et rondeur. La Syrah et le Mourvèdre confèrent au vin des arômes épicés, une couleur et une structure soutenus, apte au vieillissement. Le Cinsault apporte finesse et permet d’élaborer des rosés et des vins primeurs fruités.

Pour les vins de l'appellation Lirac, la tradition veut que les rosés soient réalisés à la "saignée" qui consiste à séparer le moût d'une vendange de raisins rouges, égrappée et foulée, après seulement quelques heures de macération. On "saigne" la cuve au moment où l'on juge que le moût a acquis exactement la couleur et les arômes recherchés. Les rosés de "saignée" sont issus d'une vinification en rouge de raisins rouges. Après une macération courte de 24 à 48 heures, on "saigne" la cuve, donc on extrait une partie du moût et on la transfère dans une cuve voisine où elle va fermenter, ce qui permet l'obtention de rosés relativement foncés, en fonction bien sûr du temps de cuvaison.

Les vins blancs marient arôme et fraîcheur grâce à l’assemble de différents cépages comme Bourboulenc, Grenache blanc, Roussanne, Marsanne, Clairette, et/ou Viognier.


Historique de l'appellation Lirac


Jaugeurs de Lirac

Après la crise du phylloxéra, Henri de Régis, propriétaire du château de Ségriès, pour mettre en valeur ses terres, décida, en 1925, de replanter un vignoble. Dans la décennie suivante, il entreprit de suivre l'exemple du combat que menait sur la rive gauche du Rhône, le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié. Avec quelques amis convaincus, il décida de faire classer le terroir de Lirac en appellation d'origine contrôlée (A.O.C.). La demande en fut faite auprès d'un tribunal. Mais le projet ne se concrétisa qu’après la seconde guerre. Le 11 octobre 1945, l’appellation fit l’objet d’une reconnaissance judiciaire par le Tribunal d'Uzès. Après deux années d’enquêtes complémentaires sur le terrain (terroir, types de vins, etc.) les experts de l’I.N.A.O. achevèrent la délimitation de l’aire d’appellation. Ce qui aboutit à la reconnaissance de l’A.O.C. Lirac définie par le décret du 14 octobre 1947. La nouvelle appellation devenait le premier cru des Côtes-du-Rhône à produire des vins de trois couleurs : rouge, rosé, blanc.