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Les cépages des Côtes du Rhône et de Lirac


Climats, sols et cépages sont à l’origine de la typicité des vins des Côtes du Rhône. Mais plus que l’unité géographique, c’est certainement la volonté humaine qui a forgé l’appellation, lui donnant une véritable personnalité.

Le climat, de type méditerranéen, est marqué par le mistral, ce vent violent, nécessaire et bénéfique au développement de la vigne. Il naît de la différence de pression atmosphérique entre les régions du nord et celles du sud. La saisonnalité très marquée des pluies, les températures chaudes et l’ensoleillement exceptionnel caractérisent également le climat de cette région.

Le sol est la résultante des incidences de la végétation et du climat au cours de milliers d’années. La forte personnalité du Rhône à imprimé sa marque sur l’ensemble du bassin sédimentaire, modelant ses reliefs, apportant ses alluvions pour créer, de Vienne à Avignon et des Cévennes aux contreforts des Alpes, un ensemble complexe et varié.

De nature composite, l’encépagement est fait de variétés provenant de trois zones viticoles :

  • Le Cinsault, la Clairette, le Bourboulenc, sont des cépages originaires du sud de la France.
  • Le Grenache, le Carignan, le Mourvèdre, sont venus de provinces de l’Espagne, apportés par l’homme il y a deux siècles.
  • La Syrah, la Roussanne, la Marsanne, et le Viognier sont a priori issus de la vigne sauvage des forêts dauphinoises.

La réglementation de l’AOC Côtes du Rhône admet l’utilisation de 21 cépages.

Les conditions climatiques mais aussi la nature des sols ont conditionné leur implantation. Chaque cépage amène ses qualités et, associé aux autres, permet d’atteindre équilibre et harmonie.

Dans les vins rouges, le Grenache, cépage de base, apporte fruité, chaleur et rondeur. La Syrah et le Mourvèdre confèrent au vin des arômes épicés, une couleur et une structure soutenus, apte au vieillissement. Le Cinsault apporte finesse et permet d’élaborer des rosés et des vins primeurs fruités.

Pour les vins de l'appellation Lirac, la tradition veut que les rosés soient réalisés à la "saignée" qui consiste à séparer le moût d'une vendange de raisins rouges, égrappée et foulée, après seulement quelques heures de macération. On "saigne" la cuve au moment où l'on juge que le moût a acquis exactement la couleur et les arômes recherchés. Les rosés de "saignée" sont issus d'une vinification en rouge de raisins rouges. Après une macération courte de 24 à 48 heures, on "saigne" la cuve, donc on extrait une partie du moût et on la transfère dans une cuve voisine où elle va fermenter, ce qui permet l'obtention de rosés relativement foncés, en fonction bien sûr du temps de cuvaison.

Les vins blancs marient arôme et fraîcheur grâce à l’assemble de différents cépages comme Bourboulenc, Grenache blanc, Roussanne, Marsanne, Clairette, et/ou Viognier.